Évangile Parabole de la veuve qui demandait justice

  1. Évangile Parabole de la veuve qui demandait justice
  2. Méditation Dieu fait justice
  3. 1ère lecture La prière persévérante de Moïse
  4. Psaume Le Seigneur est notre secours
  5. 2ème lecture Méditer l'Écriture pour proclamer la Parole
  6. Chant Jésus, nous croyons

Gardez vos lampes allumées

1ère lecture : Sg 18, 6-9
Psaume : Ps 32 (33), 1.12, 18-19,20.22
2ème lecture : He 11, 1-2.8-12
Evangile : Lc 12, 32-48

dimanche 11 août 2019

19ème Dimanche du Temps Ordinaire
Évangile

Tenez vous prêts

Lc 12, 32-48

Écouter

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Sois sans crainte, petit troupeau : votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume. Vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, là où le voleur n’approche pas, où la mite ne détruit pas. Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.
Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir. S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils !
Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »
Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ? »
Le Seigneur répondit : « Que dire de l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! Vraiment, je vous le déclare: il l’établira sur tous ses biens. Mais si le serviteur se dit en lui-même: ‘Mon maître tarde à venir’, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des infidèles.
Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, celui-là n’en recevra qu’un petit nombre.
À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. »

Méditation

L'économe fidèle

Écouter

Le maître était parti il y a longtemps déjà. C’est à peine si ses traits restaient en ma mémoire. Déjà sa voix aimée n’était plus familière. De lui j’avais tout appris. Je crois que sa confiance m’avait bien fait grandir. Un jour, sans prévenir, il me remit son bien, n’acceptant de ma part aucune remontrance. Je me savais indigne de l’auguste héritage : « Je ne le mérite pas ! » – « Qui parle de mérite ? », répondit mon bon maître. « Je donne à qui je veux. Je pars. Je reviendrai. »
Dans ma grande surprise je ne demandai pas l’heure de son retour. Les jours passèrent. Je m’appliquais, inquiet, au travail confié. Tout tremblant à la tâche, de peur qu’à son retour, le maître courroucé ne trouve ses affaires comme il les eut souhaitées. Je craignais sa colère. Quelques mois écoulés, la crainte s’estompa. Scrupuleux, je tenais néanmoins à redoubler d’effort. Le devoir de bien faire, la fierté du gérant constatant alentour le bon train des affaires. Le devoir m’obligeait. Et puis, les ans passèrent.
Apaisé désormais, j’avais plus de douceur pour ceux qui travaillaient, fidèles, à mes côtés. Et le maître, distant, me paraissait meilleur. Je n’avais plus la crainte d’un retour courroucé, l’orgueil s’était éteint, ne restait que l’amour, pur, désintéressé. Je ne le craignais plus, pas plus que je l’enviais. Il me tardait seulement de lui dire : merci.
C’est alors qu’il revint, démontrant sa patience. Il attendit longtemps, que s’épura mon cœur. « Tu étais serviteur : tu seras mon ami. »

1ère lecture

Dieu vient la nuit sauver son peuple

Sg 18, 6-9

Écouter

La nuit de la délivrance pascale avait été connue d’avance par nos Pères ; assurés des promesses auxquelles ils avaient cru, ils étaient dans la joie. Et ton peuple accueillit à la fois le salut des justes et la ruine de leurs ennemis.
En même temps que tu frappais nos adversaires, tu nous appelais à la gloire.
Dans le secret de leurs maisons, les fidèles descendants des justes offraient un sacrifice, et ils consacrèrent d’un commun accord cette loi divine : que les saints partageraient aussi bien le meilleur que le pire ; et déjà ils entonnaient les chants de louange des Pères.

Psaume

Bienheureux le peuple de Dieu

Ps 32 (33), 1.12, 18-19,20.22

Écouter

Bienheureux le peuple de Dieu

Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes !
Hommes droits, à vous la louange !
Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi !

2ème lecture

La foi d'Abraham, modèle de la nôtre

He 11, 1-2.8-19

Écouter

Frères, la foi est une façon de posséder ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas. Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens, c’est à cause de leur foi. Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu : il partit vers un pays qu’il devait recevoir en héritage, et il partit sans savoir où il allait. Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré dans la Terre promise, comme en terre étrangère ; il vivait sous la tente, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers de la même promesse, car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations, la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte. Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge, fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses. C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort, a pu naître une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, une multitude innombrable. C’est dans la foi, sans avoir connu la réalisation des promesses, qu’ils sont tous morts ; mais ils l’avaient vue et saluée de loin, affirmant que, sur la terre, ils étaient des étrangers et des voyageurs. Or, parler ainsi, c’est montrer clairement qu’on est à la recherche d’une patrie. S’ils avaient songé à celle qu’ils avaient quittée, ils auraient eu la possibilité d’y revenir. En fait, ils aspiraient à une patrie meilleure, celle des cieux. Aussi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, puisqu’il leur a préparé une ville. Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve, Abraham offrit Isaac en sacrifice. Et il offrait le fils unique, alors qu’il avait reçu les promesses et entendu cette parole : C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom. Il pensait en effet que Dieu est capable même de ressusciter les morts ; c’est pourquoi son fils lui fut rendu : il y a là une préfiguration.

Pour les enfants

Pourquoi dit-on que Marie est la mère de Dieu ?

Bientôt, le 15 août, nous fêtons l’Assomption de Marie, la mère de Jésus. Le frère Emmanuel nous en dit un peu plus sur la Sainte Vierge.

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