Évangile Des miracles chez les autres

  1. Évangile Des miracles chez les autres
  2. Méditation Tu n'es pas des nôtres !
  3. 1ère lecture Des prophètes chez les autres
  4. Psaume Tes paroles, ô mon Seigneur, sont esprit et vie
  5. 2ème lecture Malheur aux riches
  6. Chant Vous qui avez soif

Prendre sa croix avec le Christ

1ère lecture : Is 50,5-9a
Psaume : Ps 114,1-6.8-9
2ème lecture : Jc 2,14-18
Evangile : Mc 8,27-35

dimanche 12 septembre 2021

24ème dimanche du Temps ordinaire
Évangile

La foi de Pierre

Mc 8,27-35

Écouter

En ce temps-là, Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples, vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il interrogeait ses disciples : « Au dire des gens, qui suis-je ? »
Ils lui répondirent : « Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un des prophètes. » Et lui les interrogeait : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Pierre, prenant la parole, lui dit : « Tu es le Christ. » Alors, il leur défendit vivement de parler de lui à personne. Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cette parole ouvertement.
Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera. »

Méditation

Chemin faisant, confesser le vrai Dieu

Écouter

« Chemin faisant » c’est peut-être toujours au cours de la marche et de la pérégrination que les questions vraies se posent. Il faut être chemin faisant. En nous-mêmes, aimer le mouvement, la souplesse de l’intelligence et du cœur pour entendre les questions qui comptent. Mais ce chemin est aussi pour Jésus vers Jérusalem, ville de tous les dangers où il sera condamné et exécuté. Pour l’heure, Jésus et les siens sont vers Césarée de Philippe, village à l’extrême nord d’Israël, ouvert aux païens. C’est là, en terre de brassage, que la confession de Jésus comme Messie se produit.
Pierre est pour la première fois le porte-parole du groupe. Sa déclaration est forte. Et juste. Mais elle demeure ambiguë. Car le Messie peut être entendu comme le roi d’Israël, le libérateur du pouvoir étranger. Et tel n’est pas le cas. Jésus n’est pas là pour supplanter César, mais pour témoigner de qui sont et l’homme véritable et le Dieu vrai.
Et Jésus de raconter ouvertement par où il doit aller pour être en vérité avec lui-même. Aimer sans mesure, jusqu’à consentir à la souffrance d’aimer, de se livrer, d’être abandonné et méprisé. Ne rien retenir de lui-même, car c’est là et là seulement qu’il est Sauveur et Seigneur. Position sans doute à l’opposé d’un messie politique. Pierre d’ailleurs n’apprécie pas le propos de Jésus ! Étrange renversement où le disciple réprimande le Maître !
Peut-être en sommes-nous bien souvent au même endroit que Pierre. Vouloir que notre Dieu nous dise ce qui nous ferait plaisir, nous conforterait dans nos représentations et nos idées et surtout ne nous demanderait pas de nous impliquer corps et âme. Mais voilà, il n’en est pas ainsi et le chemin du disciple sera aussi vers Jérusalem. Celle d’hier comme les Jérusalem d’aujourd’hui pour nous : endroit de dévoilement de la vérité de nos vies et de nos engagements. Jérusalem où se fera cette confession de foi inouïe : celle du centurion regardant le crucifié : « Celui-ci était vraiment fils de Dieu ! » (Mt 27, 54) Puissions-nous dire – et faire – de même, du fond de notre cœur.

Extrait de Marche dans la Bible (2017-2018)

1ère lecture

Prophétie du serviteur souffrant

Is 50,5-9a

Écouter

Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu. Il est proche, Celui qui me justifie. Quelqu’un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble ! Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ? Qu’il s’avance vers moi ! Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ; qui donc me condamnera ?

Vidéo de la semaine

Céline a lu : Petit guide des démons de poche du frère Pavel Syssoev

Le frère Pavel a publié un remarquable petit livre au titre malicieux : avec humour et perspicacité, il pointe ces petites dépendances du quotidien qui finissent par contaminer notre vie chrétienne.

Petit guide des démons de poche, Fr Pavel Syssoev, Ed. de la Licorne, 10€

Psaume

Seigneur, tu as sauvé mon âme de la mort

Ps 114,1-6.8-9

Écouter

Seigneur, tu as sauvé mon âme de la mort,
Je marche en ta présence sur la terre des vivants.

J’aime le Seigneur :
il entend le cri de ma prière ;
il incline vers moi son oreille :
toute ma vie, je l’invoquerai.

J’étais pris dans les filets de la mort,
retenu dans les liens de l’abîme,
j’éprouvais la tristesse et l’angoisse ;
j’ai invoqué le nom du Seigneur :
« Seigneur, je t’en prie, délivre-moi ! »

Le Seigneur est justice et pitié,
notre Dieu est tendresse.
Le Seigneur défend les petits :
j’étais faible, il m’a sauvé.

Il a sauvé mon âme de la mort,
gardé mes yeux des larmes
et mes pieds du faux pas.
Je marcherai en présence du Seigneur
sur la terre des vivants. 

Interprété par le Choeur Saint Ambroise, Paris

2ème lecture

La foi et les actes

Jc 2,14-18

Écouter

Mes frères, si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? Sa foi peut-elle le sauver ?
Supposons qu’un frère ou une sœur n’ait pas de quoi s’habiller, ni de quoi manger tous les jours ; si l’un de vous leur dit : « Allez en paix ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » sans leur donner le nécessaire pour vivre, à quoi cela sert-il ?
Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte. En revanche, on va dire : « Toi, tu as la foi ; moi, j’ai les œuvres. Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ; moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi. »

Pour les enfants

Qu'y avait-il avant Dieu ?

On peut se demander ce qu’il y avait avant Dieu ? Le frère Matthieu répond à Théobule.

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Chant

Pose sur nous ton regard

Pose sur nous ton regard,
Jésus de Galilée :
Près du rivage
Tu venais marcher,
Voix de terre lointaine
Au bord d’un monde qui s’éveille,
Verbe à l’homme envoyé !

Tu as semé ici-bas
Un peu de ta clarté :
Toi le visage
De l’humanité,
Tu éclaires le monde
Et portes l’ombre en ta prière,
Toi, le Fils premier-né !

La nuit aussi brillera
Si Dieu vient l’habiter…
Il n’est de Pâque
Sans l’obscurité :
Tu es mort comme un pauvre,
Confiant ton souffle aux mains du Père,
Toi, le Fils bien-aimé !

Que telle soit notre part
Au jour d’éternité :
Sur le rivage
Te voir approcher,
Et dans l’aube nouvelle,
Être avec toi la joie du Père,
Nous, les fils pardonnés.

 

Interprété par la Chorale du Pèlerinage du Rosaire

T : Frère David – M : C. Métayer