Évangile Les apôtres témoins de la résurrection

  1. Évangile Les apôtres témoins de la résurrection
  2. Méditation Je n'aime pas le poisson
  3. 1ère lecture Discours de Pierre
  4. Psaume Montre-nous, Seigneur, ton amour
  5. 2ème lecture Le Christ, notre défenseur
  6. Chant Dieu riche en miséricorde

La lumière est venue dans le monde

1ère lecture : 2Ch 36, 14-16.19-23
Psaume : Ps 136, 1-2, 3, 4-5, 6
2ème lecture : Ep 2, 4-10
Evangile : Jn 3, 14-21

dimanche 14 mars 2021

4ème dimanche du Carême
Évangile

Dieu a envoyé son Fils pour sauver le monde

Jn 3, 14-21

Écouter

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

Méditation

Élevé entre terre et ciel

Écouter

Un serpent dans le désert ? C’est courant ! Les Hébreux, perdus dans les sables, sont atteints par les blessures mortelles et Moïse doit leur venir en aide : il place un serpent de bronze au sommet d’un poteau*, et celui qui le regardera sera guéri.
Un poteau dans le désert ? C’est moins courant ! L’histoire biblique, notre histoire, est mystérieusement marquée par le bois : le bois c’est l’arbre dans le jardin du paradis, le poteau dans le désert, la croix sur la montagne du calvaire.
Dans le jardin d’Eden, au paradis, Dieu plante « toutes sortes d’arbres séduisants à voir et bons à manger ».** C’est dire quel bonheur et quelle joie sont offerts à l’homme. Dieu nous offre la vie en abondance, c’est déjà l’annonce d’une vie qui ne finira pas.
Dans le désert du Sinaï, le bois n’est plus un arbre, mais un poteau, un bois mort. Obéissant à Dieu, Moïse s’en sert pour exhiber un serpent de bronze, symbolisant le mal qui frappe les Hébreux. Et si regarder le mal en face permettait déjà d’en guérir ? Moïse réclame de ses frères une foi entière en la parole et leur vie est sauve. La marche dans le désert va pourtant encore éprouver les Hébreux. Comme chacun de nous.
Sur l’arbre de la croix, un bois mort non seulement porte la vie, mais donne la vie. Ce n’est plus le mal que l’on regarde comme au temps de Moïse, Jésus le seul juste le prend sur lui et nous en guérit.
Dans son amour infini, non seulement il guérit mais il pardonne. Le larron, lui aussi élevé sur une croix, l’a compris. Là, ce malfaiteur qui a pu reconnaître sa faute a parcouru tout le chemin de sa rencontre avec Jésus, sans jugement. En un instant, il a retrouvé le jardin des délices : « Aujourd’hui, tu seras avec moi en paradis. »***

*Livre des Nombres, chapitre 21, verset 9
**Livre de la Genèse, chapitre 2, verset 9
***Évangile selon saint Luc, chapitre 23, verset 43

Extrait de Carême dans la ville 2015

1ère lecture

Châtiment et pardon : l'exil et le retour

2Ch 36, 14-16.19-23

Écouter

En ces jours-là, tous les chefs des prêtres et du peuple multipliaient les infidélités, en imitant toutes les abominations des nations païennes, et ils profanaient la Maison que le Seigneur avait consacrée à Jérusalem. Le Seigneur, le Dieu de leurs pères, sans attendre et sans se lasser, leur envoyait des messagers, car il avait pitié de son peuple et de sa Demeure. Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu, méprisaient ses paroles, et se moquaient de ses prophètes ; finalement, il n’y eut plus de remède à la fureur grandissante du Seigneur contre son peuple.
Les Babyloniens brûlèrent la Maison de Dieu, détruisirent le rempart de Jérusalem, incendièrent tous ses palais, et réduisirent à rien tous leurs objets précieux. Nabucodonosor déporta à Babylone ceux qui avaient échappé au massacre ; ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils jusqu’au temps de la domination des Perses. Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur proclamée par Jérémie : La terre sera dévastée et elle se reposera durant 70 ans, jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos tous les sabbats profanés.
Or, la première année du règne de Cyrus, roi de Perse, pour que soit accomplie la parole du Seigneur proclamée par Jérémie, le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse. Et celui-ci fit publier dans tout son royaume – et même consigner par écrit – : « Ainsi parle Cyrus, roi de Perse : Le Seigneur, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre ; et il m’a chargé de lui bâtir une maison à Jérusalem, en Juda. Quiconque parmi vous fait partie de son peuple, que le Seigneur son Dieu soit avec lui, et qu’il monte à Jérusalem ! »

Enseignement

Le couronnement d'épines

En couronnant le Christ d’épines par dérision, les soldats ne savaient pas qu’ils manifestaient ainsi la vraie royauté du Christ, non pas un roi à l’abri dans son palais mais un roi serviteur qui montre l’amour pour son peuple en souffrant pour lui. C’est ça un grand roi, c’est ça un homme-Dieu !

Psaume

Jérusalem, au plus haut de ma joie !

Ps 136, 1-2, 3, 4-5, 6

Écouter

Jérusalem, au profond de mon cœur,
Jérusalem, au plus haut de ma joie !

Au bord des fleuves de Babylone
nous étions assis et nous pleurions,
nous souvenant de Sion ;
aux saules des alentours
nous avions pendu nos harpes.

C’est là que nos vainqueurs
nous demandèrent des chansons,
et nos bourreaux, des airs joyeux :
« Chantez-nous, disaient-ils,
quelque chant de Sion. »

Comment chanterions-nous
un chant du Seigneur
sur une terre étrangère ?
Si je t’oublie, Jérusalem,
que ma main droite m’oublie !

Je veux que ma langue
s’attache à mon palais
si je perds ton souvenir,
si je n’élève Jérusalem
au sommet de ma joie. 

Interprété par le Choeur Saint Ambroise, Paris

2ème lecture

Par grâce, Dieu nous fait revivre

Ep 2, 4-10

Écouter

Frères, Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés. Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus. Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs, la richesse surabondante de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.
C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, et par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil. C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés dans le Christ Jésus, en vue de la réalisation d’œuvres bonnes qu’il a préparées d’avance pour que nous les pratiquions.

Pour les enfants

Moïse et le serpent de bronze

Avec Moïse, le peuple d’Israël marche dans le désert mais perd parfois courage. Heureusement Dieu est toujours là pour les aider.

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Chant

Hymne de la Croix

Voici que les étendards de notre Roi s’avancent,
Sur nous la Croix resplendit dans son mystère,
Où dans sa chair, le Créateur du monde,
Fut pendu comme un brigand au gibet des esclaves.

Les mains percées de clous, les pieds et les entrailles,
C’est là qu’il vient s’immoler pour tous les hommes.
Blessé aussi par la pointe d’une lance,
Il répand l’eau et le sang pour laver nos offenses.

Alors les chants de David pour Lui se révélèrent,
Alors les psaumes vraiment s’accomplirent,
Quand le prophète annonçait à tous les peuples :
« Il a régné par le bois, le Sauveur notre Maître » ;

Bel arbre resplendissant, éclatant de lumière
Tu es paré de la pourpre royale,
Tu fus élu comme l’arbre le plus digne
De porter ce Corps très saint, de toucher à ses membres.

Heureuse Croix où pèse la rançon du monde,
Par qui l’enfer a tremblé en son empire,
Heureuse es-tu de porter ce fruit de vie,
Et les peuples rassemblés applaudissent son triomphe.

Salut sainte Croix, salut notre unique espérance
Salut autel qui portas l’Agneau sans tache,
De par la grâce de sa Passion très sainte,
La Vie a enduré la mort et la mort rendu la Vie !

O Dieu souverain et bon, Trinité bienheureuse,
Nous T’adorons, nous Te rendons grâce,
Règne sur nous à travers tous les siècles,
Nous que Tu as relevés par ta Croix glorieuse.

Amen !

Interprété par les frère dominicains

Adaptation moderne de l’hymne attribuée à V. Fortunat et de la mélodie de G. Dufay