Évangile La loi d'amour

  1. Évangile La loi d'amour
  2. Méditation Celui qui se fait proche
  3. 1ère lecture La loi de Dieu dans le coeur de l'homme
  4. Psaume Tes paroles sont esprit et vie
  5. 2ème lecture Primauté du Christ dans la création et dans l'Église

Cinq pains et deux poissons

1ère lecture : Gn 14, 18-20
Psaume : Ps 109 (110), 1, 2, 3, 4
2ème lecture : 1Co 11, 23-26
Evangile : Lc 9, 11-17

dimanche 19 juin 2022

Saint Sacrement
1ère lecture

Melkisédek offre le pain et le vin

Gn 14, 18-20

Écouter

En ces jours-là, Melkisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était prêtre du Dieu très-haut. Il bénit Abram en disant : « Béni soit Abram par le Dieu très-haut, qui a fait le ciel et la terre ; et béni soit le Dieu très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains. » Et Abram lui donna le dixième de tout ce qu’il avait pris.

Méditation

Le tout premier dialogue inter-religieux

Écouter

Melchisédech est une figure mystérieuse de l’Ancien Testament. Il est roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix. C’est lui qui bénit Abraham en offrant à Dieu du pain et du vin. Car il est prêtre et Abraham le reconnaît comme tel, lui donnant un dixième de tous ses biens.
Cette scène est représentée dans de nombreuses églises et je vous invite à y être attentif. Elle est souvent placée face à une autre offrande, un autre repas, le dernier que Jésus partage avec ses disciples, à quelques heures de sa mort.
Ainsi, ce geste ancestral, entre Abraham et Melchisédech, est nôtre aujourd’hui. À chaque fois que nous communions au pain et au vin, au corps et au sang de Jésus, nous aussi, nous vivons cette rencontre. Écoutons bien la prière eucharistique (n°1) : « Et comme il t’a plu d’accueillir les présents d’Abel le Juste, le sacrifice de notre père Abraham, et celui que t’offrit Melchisédech ton grand prêtre, en signe du sacrifice parfait, regarde cette offrande avec amour, et dans ta bienveillance, accepte-la. »
Ce geste de paix, entre le père des croyants et l’autre monde, celui du prêtre étranger, mystérieux et sans âge, c’est déjà le geste de paix que nous pouvons poser aujourd’hui entre nous, croyants, et tous ceux qui sont aux frontières de la foi, au-delà d’elle, dans un autre monde, un peu mystérieux, en d’autres lieux, selon d’autres cultures, avec des religions différentes.
Il n’est pas nécessaire d’être grand prêtre pour célébrer la communion. Il faut juste, sur son propre chemin, être attentif à celui qui vient. Tous ceux qui voyagent ainsi, parfois taxés d’un peu d’idéalisme, disent combien ils sont transformés par l’hospitalité qu’ils ont reçue. Pas seulement par le dépaysement, la splendeur de la nature, ou encore par la beauté des traditions rencontrées. Mais transformés par la force des rencontres inattendues, accueillies, célébrées, autour d’un verre d’eau, d’un coin de couverture partagée, de quelques confidences égrenées. Au-delà de toutes les différences, cette reconnaissance mutuelle est possible, elle est le religieux le plus authentique, là où Dieu est sensible au cœur.
Soyons de ceux-là, sur la route des grands voyages, comme sur celle de la vie quotidienne. Ouverts, attentifs, prêts à entrer en relation. Paix ! Shalom ! Salam ! 

Extrait de Marche dans la Bible (2016-2017)

Évangile

Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés

Lc 9, 11b-17

Écouter

En ce temps-là, Jésus parlait aux foules du règne de Dieu, et guérissait ceux qui en avaient besoin. Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. » Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. » Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. » Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers.

Enseignement

Qui peut communier ?

Tout le monde ne peut pas communier ! Il faut que tous les fidèles qui s’avancent vers l’autel entrent dans un chemin de conversion. C’est difficile, voire impossible pour certains catholiques, comme par exemple les divorcés remariés. Le frère Philippe indique quelques chemins concrets que l’Église propose depuis l’exhortation Amoris Laetitia du pape François.

Psaume

Tu es prêtre à jamais

Ps 109 (110), 1, 2, 3, 4

Écouter

Tu es prêtre à jamais,
Christ et Seigneur !

Oracle du Seigneur à mon seigneur :
« Siège à ma droite,
et je ferai de tes ennemis
le marchepied de ton trône. »

De Sion, le Seigneur te présente
le sceptre de ta force :
« Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. »

Le jour où paraît ta puissance,
tu es prince, éblouissant de sainteté :
« Comme la rosée qui naît de l’aurore,
je t’ai engendré. »

Le Seigneur l’a juré
dans un serment irrévocable :
« Tu es prêtre à jamais
selon l’ordre du roi Melkisédek. »

Interprété par le Choeur Saint Ambroise, Paris

2ème lecture

Faites cela en mémoire de moi

1Co 11, 23-26

Écouter

Frères j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.

Pour les enfants

La multiplication des pains

Jésus ne fait pas que donner des paroles et des guérisons, il décide aussi de donner de la nourriture : un premier signe du corps de Jésus fait pain qui nous est donné pendant la messe.

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Chant

Donne-nous aujourd'hui le pain de vie

Donne-nous aujourd’hui, Seigneur,
le pain de vie !

Notre Père qui es aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié !
Dans la chair de ton Christ,
tu as glorifié ton nom
Qu’en recevant son Corps,
nous soyons saints comme Tu es Saint ! 

Notre Père qui es aux cieux,
Que ton Règne vienne
Car ton Royaume n’est pas de ce monde
Mais la chair de Jésus nous donne les prémices du monde nouveau. 

Notre Père qui es aux cieux,
Que ta Volonté soit faite
sur la terre comme au ciel,
Que notre nourriture soit de faire ta Volonté
Et que nous vivions du Christ, la parole éternelle qui est sortie de Dieu.

Notre Père qui es aux cieux,
Donne-nous aujourd’hui
notre pain de ce jour,
Tu as tellement aimé le monde,
Père très bon,
Que Tu lui as donné ton Fils
pour qu’Il soit notre Salut. 

Notre Père qui es aux cieux,
Pardonne-nous nos offenses
Ton Fils, l’Agneau de Dieu,
a porté nos péchés ;
Heureux les invités au festin de l’Agneau. 

 

Notre Père qui es aux cieux,
Donne-nous de pardonner
à ceux qui nous ont offensés !
Tu nous as pardonnés
dans la Mort de ton Fils,
Dis seulement une Parole
et nous serons guéris.

Notre Père qui es aux cieux,
Ne permets pas que nous soyons
soumis à l’épreuve !
Jésus a combattu pour nous
l’épreuve au désert,
Et son corps livré nous libère de toute tentation. 

Notre Père qui es aux cieux,
Toi seul nous délivre du Mal !
Par le sang de ton Fils,
Tu as éloigné de nous la colère,
Et par sa Chair ressuscitée,
Tu as vaincu pour nous la Mort. 

Interprété par la Chorale du Pèlerinage du Rosaire

P : D. Bourgeois et JP. Revel
M : fr. A. Gouzes, op