Évangile La tempête apaisée

  1. Évangile La tempête apaisée
  2. Méditation Lui dormait sur le coussin à l'arrière
  3. 1ère lecture Dieu maître de la mer
  4. Psaume Chantez au Seigneur car il a fait des merveilles
  5. 2ème lecture Un monde nouveau est né
  6. Chant Âme du Christ

Le don de l’Esprit Saint

1ère lecture : Ac 2,1-11
Psaume : Ps 103,1.24.29-31.34
2ème lecture : Ga 5,16-25
Evangile : Jn 15,26-27;16,12-15

dimanche 23 mai 2021

Pentecôte
Évangile

L'Esprit vous guidera vers la vérité

Jn 15,26-27;16,12-15

Écouter

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement.
J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »

Méditation

La vérité illumine tous les hommes

Écouter

La main de Khadija était plus sûre que la mienne qui maintenait la chèvre. Bismillah ! Le geste précis ouvrit la carotide, le sang jaillit, le regard de l’animal devint vide, la chèvre mourut sans un cri. Honorant son devoir d’hospitalité, Khadija tuait la chèvre pour moi, l’ami de son fils, son hôte. Comme le père fait tuer le veau gras pour l’enfant prodigue revenu vers lui. Il fallut la dépouiller ; j’aidais, maladroitement, en tirant la peau pour que la mère de mon ami pût la détacher des muscles. Alors le couteau me taillada deux phalanges que j’avais trop approchées. Catastrophe ! Khadija blesse son hôte. Ce n’était presque rien, mais quel embarras pour elle, et pour moi quelle gêne ! Nous mangeâmes la viande le soir même. J’en ai gardé la brûlure des épices dans la bouche ; j’en ai gardé surtout la brûlure de l’hospitalité dans le cœur.
Ce sacrifice d’une chèvre en mon honneur, au nom de l’hospitalité dû à l’étranger, dans l’islam, signé dans mon corps par deux petites cicatrices à la main droite, m’a marqué comme l’expérience inaugurale de ma relation à l’islam. Un islam noble, généreux, hospitalier. Loin des caricatures jihadistes.
J’ai aussi découvert la vie de Siddhârta, celui qui allait devenir l’Éveillé, le Bouddha. Histoire d’un prince que son père avait voulu protéger du monde, mais qui, un jour, fait l’expérience de la souffrance de son peuple à travers quatre rencontres : celle d’un vieillard, d’un malade, d’un cadavre incinéré et d’un sage ermite. Il va chercher dans la méditation comment répondre à cette souffrance.
Nous n’avons besoin ni de l’islam ni du bouddhisme pour construire notre relation à Dieu. Nous la recevons du Christ, dont l’Esprit nous enseigne toute chose et nous conduit à la vérité tout entière (voir Jean, chap. 15, v. 13). Mais, à moins de penser que les autres religions sont l’œuvre du Tentateur ou de simples simulacres de vie spirituelle, pourquoi ne pas y reconnaître une présence de Dieu, un rayon de sa vérité ? Le concile Vatican II l’affirme : « On trouve quelque chose de la vérité et de la grâce aussi (chez eux), comme une présence secrète de Dieu. » (Ad gentes, 9.) Et : « Un rayon de cette Vérité qui illumine tous les hommes. » (Nostra ætate, 2 § 4.)
Le regard, le langage est différent, peut-être étrange et déconcertant. Il nous initie à d’autres fécondités de l’unique Esprit dans le cœur des hommes. C’est comme un cadeau supplémentaire, un don de Dieu qui ne nous est pas nécessaire pour le connaître, mais qu’il fait à ceux qui veulent s’en approcher. Les croyants des autres religions deviennent ainsi, par la grâce mystérieuse du Christ, prophètes pour nous chrétiens.

Extrait de Avent dans la ville (2019)

1ère lecture

La venue du Saint-Esprit

Ac 2,1-11

Écouter

Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours après Pâques, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.
Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel. Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient. Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »

Enseignement

L'Esprit Saint à l'oeuvre

Un évêque s’émerveille : l’Esprit-Saint est à l’œuvre là où on ne l’attend pas ! Oui Dieu parle, il nous entraine. Il fait toute chose nouvelle dans nos vies. Mgr Antoine Hérouard explique comment l’Esprit-Saint bouscule nos routines pour faire de nous des missionnaires.

Psaume

Envoie ton Esprit

Ps 103,1.24.29-31.34

Écouter

Envoie ton Esprit, Seigneur et tout sera créé.
Tu renouvelleras la face de la terre.

Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
Quelle profusion dans tes oeuvres, Seigneur !
La terre s’emplit de tes biens.

Tu reprends leur souffle,
ils expirent et retournent à leur poussière.
Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;
tu renouvelles la face de la terre.

Gloire au Seigneur à tout jamais !
Que Dieu se réjouisse en ses œuvres !
Que mon poème lui soit agréable ;
moi, je me réjouis dans le Seigneur.

Interprété par le Choeur Saint Ambroise, Paris

2ème lecture

La chair contre l'Esprit

Ga 5,16-25

Écouter

Frères, je vous le dis : marchez sous la conduite de l’Esprit Saint, et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair. Car les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit, et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair. En effet, il y a là un affrontement qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez. Mais si vous vous laissez conduire par l’Esprit, vous n’êtes pas soumis à la Loi. On sait bien à quelles actions mène la chair : inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme, envie, beuveries, orgies et autres choses du même genre. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait : ceux qui commettent de telles actions ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu.
Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. En ces domaines, la Loi n’intervient pas. Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses convoitises. Puisque l’Esprit nous fait vivre, marchons sous la conduite de l’Esprit.

Pour les enfants

Qu'est-ce que c'est la Sainte Trinité ?

Le frère Emmanuel explique à notre ami Théobule que Dieu, c’est comme une ronde : il y a une seule ronde mais trois enfants qui tournent en chantant.

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Chant

Veni Creator

Veni, creator Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.

Qui diceris Paraclitus,
Donum Dei altissimi,
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.

Tu septiformis munere,
Digitus paternae dexterae,
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.

Accende lumen sensibus,
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.

Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.

Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium ;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.

 

Interprété par les frères dominicains