1ère lecture A l'appel du prophète, les païens se convertissent

  1. 1ère lecture A l'appel du prophète, les païens se convertissent
  2. Méditation La sirène des pompiers
  3. Évangile  Jésus invite les hommes à la conversion et appelle ses premiers Apôtres 
  4. Psaume Fais moi connaître tes chemins
  5. 2ème lecture Le monde passe : vivons ce temps pour le Seigneur
  6. Chant Lumière des hommes

Lumière qui se révèle aux nations

1ère lecture : Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3
Psaume : Ps 104, 1-2, 3-4, 5-6, 8-9
2ème lecture : He 11, 8.11-12.17-19
Evangile : Lc 2, 22-40

dimanche 27 décembre 2020

La Sainte Famille
1ère lecture

Dieu promet à Abraham une descendance

Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3

Écouter

En ces jours-là, la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision : « Ne crains pas, Abram ! Je suis un bouclier pour toi. Ta récompense sera très grande. » Abram répondit : « Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ? Je m’en vais sans enfant, et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. » Abram dit encore : « Tu ne m’as pas donné de descendance, et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. » Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram : « Ce n’est pas lui qui sera ton héritier, mais quelqu’un de ton sang. » Puis il le fit sortir et lui dit : « Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu le peux… » Et il déclara : « Telle sera ta descendance ! » Abram eut foi dans le Seigneur et le Seigneur estima qu’il était juste. Le Seigneur visita Sara comme il l’avait annoncé ; il agit pour elle comme il l’avait dit. Elle devint enceinte, et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse, à la date que Dieu avait fixée. Et Abraham donna un nom au fils que Sara lui avait enfanté : il l’appela Isaac.

Méditation

Abraham et les étoiles du ciel

Écouter

Je regardais le sable. Dieu m’avait appelé, j’avais quitté ma terre, pays fertile et vert, pour planter loin ma tente. Le ciel pour seul abri dans le vaste désert. J’avançais, mais la nuit avec moi s’étendait sans mesure. J’étais vieux. Etait-ce une illusion que l’appel, autrefois ? N’avais-je pas rêvé, mettant tout en péril, pariant sur les cieux ? Qu’aurai-je donc en échange de cet arrachement ? Un enfant, voilà tout me désir, pour lui, j’étais parti. Une chair pour poursuivre après moi le voyage, conjurer par une vie l’atroce aridité qui m’enserrait partout. La nuit pour seule compagne, j’allais, obstinément, m’ensablant sans savoir.
C’est alors qu’une voix, sembla tomber du ciel : « Tes pas nus dans le sable signent à jamais l’alliance. Effacés par le vent, j’en garderai mémoire. Ton exode obstiné m’apporte ici la preuve que tu me fais confiance. Tes pas sont ton serment. Ils parlent plus que les mots. Reçois la récompense, cerné par l’éphémère de ces dunes en mouvement : je te donne l’enfant que tu n’espérais plus. Je t’ouvre un avenir. Car moi, j’ai foi en toi. »
Alors je répondis, en fixant les étoiles : « Seigneur, c’est sur ta foi que je bâtis la mienne. Je croirai en celui qui toujours m’espère. » Et je vis : l’astre qui tout à l’heure levait à l’Orient, annonçant de la nuit les premières noirceurs était à son zénith, radieux dans le ciel. Il pleuvait des étoiles. La terre allait germer et murmurait : « avance ! »

Extrait de Signes dans la Bible (2014-2015)                  

Évangile

La Sainte Famille au temple

Lc 2, 22-40

Écouter

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

Vidéo de la semaine

La Sainte Famille, modèle pour nos familles ?

Pascale Morinière, Présidente des Associations Familiales catholiques, propose un parallèle entre l’expérience de la Sainte-famille et nos familles : dans la sainte famille comme dans notre famille, l’enfant devient homme par l’apprentissage et par l’exemple de ses parents, il découvre son altérité noble et singulière et il apprend la solidarité. Pas de sainteté sans terreau familial, pas de famille solide sans sainteté !

Psaume

J'ai fait une alliance avec mon serviteur, j'établirai son trône à jamais

Ps 104, 1-2, 3-4, 5-6, 8-9

Écouter

J’ai fait une alliance avec mon serviteur,
j’établirai son trône à jamais.

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.

Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,
vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.

Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac. 

Interprété par le Choeur Saint Ambroise, Paris

2ème lecture

La foi des ancêtres du Messie

He 11, 8.11-12.17-19

Écouter

Frères, grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu : il partit vers un pays qu’il devait recevoir en héritage, et il partit sans savoir où il allait. Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge, fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses. C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort, a pu naître une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, une multitude innombrable. Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve, Abraham offrit Isaac en sacrifice. Et il offrait le fils unique, alors qu’il avait reçu les promesses et entendu cette parole : C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom . Il pensait en effet que Dieu est capable même de ressusciter les morts ; c’est pourquoi son fils lui fut rendu : il y a là une préfiguration.

Pour les enfants

Le vieillard et l'enfant

Aujourd’hui nous rencontrons Syméon : il fait partie de ce petit peuple des Hébreux qui attend le Sauveur avec confiance.
À travers Syméon, Dieu parle et annonce que Jésus est né non seulement pour le peuple hébreux mais aussi pour toutes les nations : « Il est la lumière pour éclairer toutes les nations ».

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Chant

Ma Lumière Et Mon Salut

Le Seigneur est ma lumière et mon salut
De qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie
Devant qui tremblerais-je ?

J’ai demandé une chose au Seigneur,
La seule que je cherche :
Habiter la maison du Seigneur
Tous les jours de ma vie.

Mon cœur m’a redit la Parole :
« Cherchez ma face ».
C’est ta face, Seigneur, que je cherche :
Ne me cache pas ta face.

J’en suis sûr, je vénère les bontés du Seigneur
Sur la terre des vivants.
Espère le Seigneur, sois fort et prends courage
Espère le Seigneur.

 

Interprété par la Chorale du Pèlerinage du Rosaire

T : AELF   M : C. Villeneuve