Évangile Jésus exauce la prière d'une étrangère

  1. Évangile Jésus exauce la prière d'une étrangère
  2. Méditation Les petits chiens
  3. 1ère lecture Dieu accueille les étrangers qui viennent le prier
  4. Psaume Que le Seigneur nous bénisse et nous garde
  5. 2ème lecture Le rôle des Juifs dans la nouvelle Alliance

Qui vous accueille m’accueille

1ère lecture : 2R 4, 8-11.14-16a
Psaume : Ps 88 (89)
2ème lecture : Rm 6, 3-4.8-11
Evangile : Mt 10, 37-42

dimanche 28 juin 2020

13ème dimanche ordinaire
Évangile

Celui qui ne prend pas sa croix n’est pas digne de moi

Mt 10, 37-42

Écouter

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

Méditation

Récompense de prophète

Écouter

L’une des façons d’entendre ce texte est de conclure que celui qui accueille son prochain recevra une récompense. Une récompense ? N’est-ce pas là une façon bien mercantile d’inciter à la charité ? N’est-ce pas contradictoire avec cette recommandation de Jésus : « quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite »(1)?
Cela me rappelle Abraham et Sara qui accueillent généreusement trois mystérieux voyageurs aux chênes de Mambré(2). À l’issue de cette rencontre, Abraham et Sara reçoivent l’annonce de la naissance d’un fils, ce qui était leur vœu le plus cher. Quand on lit rapidement, ce récit peut nous laisser l’impression que la naissance à venir est une récompense pour l’accueil généreux qu’ils ont offert. Mais si nous prenons un peu de recul, et que nous regardons l’ensemble de la saga d’Abraham, nous nous rendons compte que la promesse d’une descendance a déjà été faite cinq fois(3). Ce récit annonce, en plus, la date de la naissance. Les trois voyageurs sont donc des messagers prophétiques.
Abraham les accueille avec ce qu’il est et ce qu’il a : un veau, des galettes et du lait. Il se rend ainsi disponible pour accueillir ce qu’ils sont. Il peut donc entendre la prophétie. Ainsi : « Qui accueille un prophète en tant que prophète recevra une récompense de prophète. »(4) La récompense dont parle le texte n’est pas un donnant-donnant, mais un accueil réciproque de l’autre, où l’altérité est une richesse. Jésus ne nous parle pas ici de charité, mais d’altérité. À travers l’autre, Dieu me rejoint dans ma vie quotidienne. Accueillir autrui c’est laisser Dieu me rejoindre à travers un visage.

(1)Évangile selon saint Matthieu ch 6, v11
(2)Livre de la Genèse ch 18, v1-15
(3)Livre de la Genèse ch 12, v 2 et 7 ; ch 13, v15 ; ch 15, v 4 et 18 ; ch 17, v 4-8 ; ch 17, v 16 et 19
(4)Évangile selon saint Matthieu ch10, v41

Extrait de Matthieu Pas à Pas (2018-2019)

1ère lecture

Celui qui s’arrête chez nous est un saint homme de Dieu

2 R 4, 8-11.14-16a

Écouter

Un jour, le prophète Élisée passait à Sunam ; une femme riche de ce pays insista pour qu’il vienne manger chez elle. Depuis, chaque fois qu’il passait par là, il allait manger chez elle. Elle dit à son mari : « Écoute, je sais que celui qui s’arrête toujours chez nous est un saint homme de Dieu. Faisons-lui une petite chambre sur la terrasse ; nous y mettrons un lit, une table, un siège et une lampe, et quand il viendra chez nous, il pourra s’y retirer. » Le jour où il revint, il se retira dans cette chambre pour y coucher. Puis il dit à son serviteur : « Que peut-on faire pour cette femme ? » Le serviteur répondit : « Hélas, elle n’a pas de fils, et son mari est âgé. » Élisée lui dit : « Appelle-la. » Le serviteur l’appela et elle se présenta à la porte. Élisée lui dit : « À cette même époque, au temps fixé pour la naissance, tu tiendras un fils dans tes bras. »

Vidéo de la semaine

Des vacances avec Dieu

Les vacances ? Youpi ! Mais attention de ne pas faire de ce temps béni une parenthèse creuse de notre année. Le frère Jean-Laurent nous suggère quelques pistes pour que l’été soit une période de rencontre avec les autres, de retrouvailles avec Dieu.

Psaume

Au matin, Seigneur, que je chante ton amour

Ps 88 (89)

Écouter

Au matin, Seigneur, que je chante ton amour, Alléluia, alléluia

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

Heureux le peuple qui connaît l’ovation !
Seigneur, il marche à la lumière de ta face ;
tout le jour, à ton nom il danse de joie,
fier de ton juste pouvoir.

Tu es sa force éclatante ;
ta grâce accroît notre vigueur.
Oui, notre roi est au Seigneur ;
notre bouclier, au Dieu saint d’Israël.

2ème lecture

Unis par le baptême à la mort et à la résurrection du Christ

Rm 6, 3-4.8-11

Écouter

Frères, ne le savez-vous pas ? Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car lui qui est mort, c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c’est pour Dieu qu’il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.

Pour les enfants

Doit-on aimer Dieu plus que ses parents ?

Les enfants se demandent s’il y a une hiérarchie dans l’amour : Dieu d’abord, les parents ensuite ? Le frère Emmanuel les éclaire.

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Chant

Sauvés des mêmes eaux

Sauvés des mêmes eaux, marqués du même sang,
Nous sommes ton peuple
Bénis du même amour, signés du même nom.
Nous sommes ton peuple
Et nous te rendons grâce par Jésus ton Enfant.

Remplis du même Esprit, porteurs du même Feu,
Nous sommes ton peuple :
Greffés au même tronc, unis au même chef.
Nous sommes ton peuple
Et nous te rendons grâce par Jésus ton Enfant.

Pour être un même corps, vivant la même vie,
Nous sommes ton peuple :
Pour prendre un même pain et boire un même vin.
Nous sommes ton peuple
Et nous te rendons grâce par Jésus ton Enfant.

Interprété par la Chorale du Pèlerinage du Rosaire

T : Didier Rimaud
M : Philippe Robert