Évangile Dieu a tant aimé le monde…

  1. Évangile Dieu a tant aimé le monde…
  2. 1ère lecture Le Dieu miséricordieux se révèle à son peuple
  3. Psaume À toi, la louange et la gloire éternellement !
  4. 2ème lecture Dans l’amour trinitaire
  5. Chant Très haut Seigneur, Trinité Bienheureuse

Je suis la résurrection et la vie

1ère lecture : Ez 37, 12-14
Psaume : Ps 129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8
2ème lecture : Rm 8, 8-11
Evangile : Jn 11, 3-7.17.20-27.33b-45

dimanche 29 mars 2020

5ème dimanche du Carême
Évangile

Mort et résurrection de Lazare

Jn 11, 3-7.17.20-27.33b-45

Écouter

En ce temps-là, Marthe et Marie, les deux sœurs de Lazare, envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.
Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.
Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

Méditation

Sentir la mort

Écouter

Lazare, malade, meurt. Des amis se déplacent. Ils entourent les sœurs de Lazare. Rassemblés, ils veulent sentir la vie, pressentir l’avenir. Ils déplacent le corps mort de Lazare au tombeau. La mort menace la vie. Son odeur redouble la douleur. Comment croire à la vie quand tant de personnes vivent des deuils sans soutien amical et fraternel ? Pourquoi est-ce si difficile de s’approcher d’une personne endeuillée, si difficile de trouver les mots pour les respecter ?
Lazare mort, Jésus paraît. Marthe lui déclare son espérance déçue, la foi encore vive. Marie, en pleurs, dit son assurance à peine ébranlée : si tu avais été là ! Des amis de Lazare font écho à la foi et l’espérance de Marthe et de Marie : ne pouvait-Il pas empêcher Lazare de mourir ? Ces questions, je les entends, je les fais miennes comme autant de cris adressés à Dieu.
Jésus succombe, Il pleure. Frémissant d’émotion, Il ordonne à Lazare de sortir de son tombeau et aux amis de le délier et de le laisser aller. Étranges impératifs auxquels le corps qui répond au nom de Lazare s’est dressé. La Parole du Christ le relève, le meut, l’émeut jusqu’à revivre. Comme si le cadavre avait attendu la parole de son ami qui avait tardé. À sa voix, il le reconnaît et vient à sa rencontre.
Mais avant tous ces ordres et mouvements, Jésus avait prié. Le Père a entendu sa prière : « Pour ta gloire, n’abandonne pas Lazare à la mort. Fais que la mort n’ait pas le dernier mot. Fais que la chair soit glorifiée plutôt que corrompue, qu’elle sente la vie débordante plutôt que la mort débilitante ! »
Lazare, dépouillé des bandelettes, laisse entrevoir la gloire de Dieu, le poids des paroles de Jésus : « Je suis la vie éternelle. » Ce corps revivifié a déjà quelque chose du « ceci est mon corps » eucharistique du Jeudi saint.
La vue de Lazare, le délié, suscite la foi. Sa vie, par contre, provoque chez d’autres un désir encore plus vif de le supprimer et de tuer Jésus. La mort rôde, jamais loin.

Extrait de Carême dans la Ville (2017)

1ère lecture

Le peuple mort va revivre

Ez 37, 12-14

Écouter

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. Vous saurez que Je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous donnerai le repos sur votre terre. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur : j’ai parlé et je le ferai – oracle du Seigneur.

Enseignement

"Je crois à la résurrection des morts", ça veut dire quoi ?

Le frère Jean-Pierre Brice Olivier nous redit ce message fondamental de la foi chrétienne : « Mon corps n’est pas un accessoire que j’abandonnerai à ma mort. Mon corps, c’est moi. ». Si je ressuscite au dernier jour, ce sera avec mon corps glorieux.

Psaume

Auprès du Seigneur est la grâce

Ps 129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8

Écouter

Auprès du Seigneur est la grâce, la pleine délivrance

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l’homme te craigne.

J’espère le Seigneur de toute mon âme ;
je l’espère, et j’attends sa parole.
Mon âme attend le Seigneur
plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.

Oui, près du Seigneur, est l’amour ;
près de lui, abonde le rachat.
C’est lui qui rachètera Israël
de toutes ses fautes. 

2ème lecture

Celui qui a ressuscité Jésus vous donnera la vie

Rm 8, 8-11

Écouter

Frères, ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu. Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

Pour les enfants

La résurrection de Lazare

Marthe et Marie, de grandes amies de Jésus sont dans la peine : leur frère Lazare est mort. Elles appellent Jésus, lui qui est capable de tant de miracles.

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Chant

Choral de la résurrection de Lazare

Jésus, maitre de la vie,
De la tombe tu t’approchais !
Pour Lazare, ton ami,
Tu supplies et tu rends grâce,
« Tu m’as toujours exaucé :
Père Saint, écoute-moi ! »

Au tombeau tu as pleuré,
Près de ton ami Lazare,
En ton cœur tu as frémi,
Et fait voir combien tu l’aimes ;
« Viens dehors ! Sors du tombeau !
Lève-toi d’entre les morts ! »

Tu es la résurrection,
O Jésus tu es la Vie
Et celui qui croit en toi,
S’il meurt, tu le ressuscites,
Tu l’arraches des Enfers
Le relèves des gisants.

Avec toi, si nous mourons,
Nous entrerons dans la Vie.
Par toi, le deuil est changé
Et devient un chant de danse.
Au soir, nous versons des pleurs
Au matin, les cris de joie.

La mort nous vient par Adam,
Par Jésus, nous vient la Vie ;
Si tous meurent en Adam,
En Christ, tous ils ressuscitent,
C’est pourquoi nous te chantons
Toi, le vainqueur de la mort.

 

Interprété par la Chorale du Pélerinage du Rosaire

T : A. Gouzes M : JS. Bach