Évangile La prophétie du Temple relevé en trois jours

  1. Évangile La prophétie du Temple relevé en trois jours
  2. Méditation Douceur de Dieu, violence des hommes
  3. 1ère lecture Dieu donne sa loi par Moïse
  4. Psaume Tes paroles sont esprit et vie
  5. 2ème lecture Sagesse du monde et folie de la croix
  6. Chant En Toi, Seigneur, mon espérance

En trois jours, je le relèverai

1ère lecture : Ex 20, 1-17
Psaume : Ps 18, 8, 9, 10, 11
2ème lecture : 1Co 1, 22-25
Evangile : Jn 2, 13-25

dimanche 7 mars 2021

3ème dimanche du Carême
Évangile

La prophétie du Temple relevé en trois jours

Jn 2, 13-25

Écouter

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment.
Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.
Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.
Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait. Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.

Méditation

Douceur de Dieu, violence des hommes

Écouter

Le Carême, c’est le moment ou jamais de tout décaper. On balance tout, on veut tout changer à tout prix, tout de suite, avec violence, on se fait un programme qui ressemble à un parcours du combattant en se disant que l’on doit faire comme Jésus dans le Temple. Si le Christ lui-même se permet de le faire, pourquoi pas nous ? En fait, bien malgré nous, nous risquons de nous faire du mal, de continuer nos petits commerces avec le Bon Dieu, et finalement de ne pas faire sa volonté, mais la nôtre. Et cette violence du Christ est assez inattendue pour que je l’imite avec prudence.
Et si je laissais plutôt Dieu agir ? Cette violence, que nous exerçons contre nous-mêmes, n’est pas la violence du Christ dans le Temple. Nous pensons bien souvent que nous pouvons nous-mêmes décider de ce qui est le mieux pour nous alors qu’il serait bien préférable de lui laisser la main, de le laisser faire. En voulant tout faire nous-mêmes, en voulant renverser en nous tout ce qui pourrait déplaire à Dieu, nous risquons bien souvent de renverser ce qui justement a du prix à ses yeux. Cette « monnaie des changeurs » qui me semble abominable, dois-je vraiment m’en débarrasser ? Et si finalement le Seigneur voulait s’en servir pour aider mon prochain et lui redonner une valeur qui m’échappe ? Lui seul peut entrevoir, au plus intime de nous-mêmes, ce qui est bon et juste.
Dans ce Carême, notre travail, n’est pas de faire table rase, mais bien plutôt de laisser entrer le Christ pour qu’il vienne à nous. Jésus nous prend à part pour nous éduquer, pour venir habiter en nous. C’est sans aucun doute avec beaucoup de douceur qu’il mettra tout en ordre, comme il le veut, comme il le souhaite. Alors, la seule chose que nous ayons à faire c’est, dans la prière, de lui demander de venir faire son œuvre en nous. Notre maison intérieure, avec toutes nos préoccupations, nos désirs, nos envies de bien faire, nos découragements, peut retrouver une nouvelle fraîcheur en devenant une maison de prière ; c’est-à-dire une maison où nous faisons silence pour accueillir l’hôte invisible de nos cœurs qui saura nous donner la paix car « il connaît ce qu’il y a dans le cœur de l’homme. » (Jean 2, 25) Laissons-nous faire et rappelons-nous cette belle formule de saint François de Sales : « Tout par amour, rien par force ! »

Extrait de Carême dans la ville 2015 

1ère lecture

Dieu donne sa loi par Moïse

Ex 20, 1-17

Écouter

En ces jours-là, sur le Sinaï, Dieu prononça toutes les paroles que voici : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi.
Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre. Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ; mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération.
Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque en vain son nom.
Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier.
Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui est dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié.
Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu. Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. »

Vidéo de la semaine

Céline a lu "Nous n'avons qu'une seule vie" du Frère Hervé Ponsot

Céline a lu l’essai Nous n’avons qu’une seule vie. Pourquoi notre vie est-elle unique et précieuse ? Le frère Hervé Ponsot, dominicain, nous l’explique à l’aide de judicieux et inattendus passages de la Bible. Un livre qui nous éveille à vivre à fond… l’éternité !
Nous n’avons qu’une seule vie, Hervé Ponsot, Ed. du Cerf, 160 pages, 15 euros

Psaume

Tes paroles sont esprit et vie

Ps 18, 8, 9, 10, 11

Écouter

Tes paroles, ô mon Seigneur, sont esprit et vie.

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

plus désirables que l’or,
qu’une masse d’or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons. 

Interprété par le Choeur Saint Ambroise, Paris

2ème lecture

Sagesse du monde et folie de la croix

1Co 1, 22-25

Écouter

Frères, alors que les Juifs réclament des signes miraculeux, et que les Grecs recherchent une sagesse, nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes. Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient juifs ou grecs, ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.

Pour les enfants

Les marchands du temple

Suivons Jésus dans le temple de Jérusalem dans lequel il n’y a pas que des gens en silence et en prières !

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Chant

En Toi, Seigneur, mon espérance

En toi, Seigneur, mon espérance !
Sans ton appui je suis perdu ;
Mais rendu fort par ta puissance,
Je ne serai jamais déçu.

Ton amour a fait pour moi des merveilles,
Béni sois-tu, Seigneur (bis)

Sois mon rempart et ma retraite,
Mon bouclier, mon protecteur,
Sois mon rocher dans la tempête,
Sois mon refuge et mon sauveur.

De tout danger garde mon âme,
Je la remets entre tes mains ;
De l’Ennemi qui me réclame
Protège-moi, je suis ton bien.

Interprété par la Chorale du Pèlerinage du Rosaire

Paroles et Musiques : Servel/Scholefield/Vonarb/Caecilia