Évangile Les paraboles du Royaume : Le semeur

  1. Évangile Les paraboles du Royaume : Le semeur
  2. Méditation Pour une éducation des oreilles !
  3. 1ère lecture La parole de Dieu fait germer la terre
  4. Psaume Au matin, tu as visité la terre
  5. 2ème lecture La création tout entière participe au salut

Moisson

1ère lecture : Is 55, 10-11
Psaume : Ps 64, 10abcd, 10e-11, 12-13, 12b.14
2ème lecture : Rm 8, 18-23
Evangile : Mt 13, 1-23

dimanche 12 juillet 2020

15ème dimanche ordinaire
Évangile

Les paraboles du Royaume : Le semeur

Mt 13, 1-23

Écouter

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage.
Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »
Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre. Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai.
Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.
Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

Méditation

Pour une éducation des oreilles !

Écouter

Une certaine idolâtrie du langage voudrait nous faire croire que « le mot est la chose », que la parole vraie doit, nécessairement, correspondre à ce qu’elle énonce. Sans écart. Et que cette parole, qui se transmettrait comme un trésor, serait en possession de celui qui la donne. Il faudrait ainsi être saint pour parler de sainteté, il faudrait être libre pour parler de liberté, il faudrait être pur pour parler de pureté… En fait, non ! Les mots, le langage, la parole même sont toujours au service de réalités qui les dépassent largement. Nous pouvons parler d’une liberté que nous ne possédons pas, mais que nous espérons, d’un amour, d’un pardon, d’une sainteté, d’une pureté que nous ne possédons pas, mais que nous désirons. Le fait d’être pécheur ne nous empêche pas de savoir parler du salut aux autres. La vérité est toujours au-delà de soi et c’est pourquoi elle déborde largement la parole. Dans la parole, nous offrons ce que nous n’avons pas.
L’écart de la Parole, c’est exactement ce que Jésus met en scène dans ses paraboles. Sa Parole n’est pas un en-soi : ni à lire au pied de la lettre ni à absolutiser. Même la Parole de Dieu s’incarne dans une formulation fragile et qu’on peut facilement contredire. Elle finira d’ailleurs clouée sur le bois. Jésus nous rappelle ainsi que la Parole n’est jamais qu’un outil fragile qui oriente notre regard vers un réel qui la déborde infiniment. Il nous faut donc être attentifs, vigilants, il faut interpréter, traduire, reformuler la Parole pour découvrir et comprendre sa vérité profonde. On ne peut pas se contenter d’une lecture littérale, au premier degré. Et ce qui est valable pour la Parole de Dieu, l’est aussi pour toutes les autres paroles, en particulier celles qui se présentent à nous comme absolues et définitives. Avec ses paraboles, Jésus nous invite donc à une écoute active, car ce qui l’intéresse, contrairement à tant de mauvais pasteurs, ce n’est pas de guider des sourds mais de leur ouvrir les oreilles.

Extrait de Matthieu Pas à Pas (2018-2019)

1ère lecture

La parole de Dieu fait germer la terre

Is 55, 10-11

Écouter

Ainsi parle le Seigneur : « La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. »

Psaume

Au matin, tu as visité la terre

Ps 64 (65), 10abcd, 10e-11, 12-13, 14

Écouter

Au matin, tu as visité la terre et tu l’as fait danser de joie

Tu visites la terre et tu l’abreuves,
tu la combles de richesses ;
les ruisseaux de Dieu regorgent d’eau,
tu prépares les moissons.

Ainsi, tu prépares la terre,
tu arroses les sillons ;
tu aplanis le sol, tu le détrempes sous les pluies,
tu bénis les semailles.

Tu couronnes une année de bienfaits,
sur ton passage, ruisselle l’abondance.
Au désert, les pâturages ruissellent,
les collines débordent d’allégresse.

Les herbages se parent de troupeaux
et les plaines se couvrent de blé.
Tout exulte et chante !

2ème lecture

La création tout entière participe au salut

Rm 8, 18-23

Écouter

Frères, j’estime qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée pour nous. En effet la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu. Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps.

Pour les enfants

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